dimanche 14 avril 2013

Le festival fait peau neuve / A fresh start

English below

Le festival change de date, de formule et affirme ses choix.
Il se déroulera désormais à l'automne. Cette année, il aura lieu les 14, 15 & 16 novembre.
Le festival se diversifie dans les pratiques et s'ouvre à d'autres horizons (expositions, concerts...), et il se précise dans ses directions artistiques (voir le message précédent). Dissidents de tous poils, ne soyez pas timides et envoyez-nous vos œuvres, s'il-vous-plaît !
Vous trouverez le pré-programme ci -dessous, en attendant le définitif pour la rentrée.

Pré-programme 2013


Festival changes... Schedule, ways, and choices.
Now it will be in fall. This year it will take place on 14th, 15th & 16th of November.
Festival's diversifying practices and opens to new horizons (exhibitions, concerts ...), and it knows now how are its artistic directions (see previous post). Mavericks of all horiozns, don't be shy and please send us your work!
You can find the pre-program above (in french... sorry!), pending the final for the autumn.


 
Living Still Life de Bertrand MANDICO

video 
Hex Suffice Cache Ten de Thorsten FLEISCH

vendredi 4 janvier 2013

Appel à Participation / Call for Entries 2013

English below

Le ZO Festival permet de découvrir des réalisations audiovisuelles à contre-courant des normes dictées par le système de production habituel. Des films qui demeurent dans l’ombre, éclipsés par des œuvres qu’il est plus facile de s’approprier à la première vision.
Le festival entend remédier au manque manifeste de visibilité de créations insolites, étranges et merveilleuses en créant une passerelle entre ces films aventureux et singuliers et les spectateurs curieux de nouvelles expériences.
Il donne la parole à une nouvelle génération courageuse qui explore l’image en mouvement et qui, avec passion, patience et abnégation, se consacre à cette quête du miraculeux.



The goal of The ZO Fest is to discover movies that are not in the typical production mainstream. This films remain obscure, overshadowed by work it's easier to agreed at the first watching.
The festival want to give some visibility to this unusual strange and wonderful creation by creating links between these particular films and curious audience which wants new experiences.
The festival shows a brave new generation that explores moving images with passion, patience and selflessness, and looks for all directors dedicated to the search of miraculous.

lundi 17 septembre 2012

En attendant la 4ème édition...

Nous vivons une époque de changements importants : politiques, intellectuels, émotionnels, artistiques, spirituels et technologiques.

L'histoire nous a montré à plusieurs reprises que les périodes de crise sont les moments les plus stimulants et les plus excitants pour les arts. Il y a aujourd’hui une grande effervescence autour de la création en générale, et de la vidéo en particulier.

Malheureusement, la partie la plus aventureuse de cette création vidéo étonnante demeure dans l’ombre, éclipsée par des œuvres qu'il est plus facile de s'approprier à la première vision.

Le ZO Festival entend remédier à ce manque manifeste de visibilité en créant une passerelle entre ces œuvres singulières, qu'il est primordial de faire sortir de l'anonymat, et les spectateurs curieux de nouvelles expériences de réception et de perception, associées à des formes et contenus différents de l’image en mouvement.

Ce festival permettra donc de découvrir des réalisations audiovisuelles pour la plupart inédites, mais aussi d’établir des rencontres et de partager la passion de la découverte, à contre-courant des normes dictées par le système de production habituel. Il donnera également la parole à une nouvelle génération courageuse d'explorateurs de l'audiovisuel qui, avec passion, patience et abnégation, se consacrent à cette quête du miraculeux.


Le festival est en plein remaniement. Il aura lieu les 14, 15 et 16 novembre 2013.
Plus d'infos bientôt !

jeudi 7 juin 2012

PALMARES 2012

GRAND PRIX
Ce qui arrive aux enfants qui ne mangent pas leurs soupes
de Pawel PREWENSKI - 9 min. - Pologne - Animation - 2011
Un frère et une sœur ne veulent pas finir leur soupe et cherchent le moyen de sortir de table. La porte s’ouvre, ils s’enfuient. Mais vont-ils être en mesure de se soustraire aux conséquences de leur mauvaise conduite ?

PRIX SPECIAL DU JURY
Alimation
de Alexandre DUBOSC - 2 min. 48 - France - Animation - 2011
Comment s’animer les papilles. Hommage au pré-cinéma et aux jeux optiques.

MENTION SPECIALE
Cocculinellidae
de Géraldine FRERY - 23 min. 30 - France - Fiction - 2009
Est-ce qu’un élément peut tout faire se déglinguer dans la vie d’un couple dont la vie atypique est réglée comme une horloge ?

PRIX DU PUBLIC
inTerZone
de Adrien MACHADO - 9 min. 56 - France - Fiction - 2012
Prisonnière de la sombre et profonde cavité, captive de la longue corde, elle sait que la seule échappatoire se trouve à la surface. Il lui faut poursuivre son ascension. A n’importe quel prix.

mercredi 18 avril 2012

Lettre ouverte : Que se passe-t-il dans le cinéma, et dans la création en général ?

Constat : Un nombre considérable d’œuvres dites-réalistes nous est parvenu.
Nous entendons par réalistes les drames sociaux, soi-disant intimistes, où dans une morne apologie du quotidien on s’apitoie, où l'on se morfond et où l'on plonge, souvent avec indécence, dans la souffrance et la douleur, comme pour donner de la profondeur à son propos.
Les suicides, les morts, les dépressions adolescentes, les orphelins, les séparations douloureuses, les déchirements, la violence conjugale, les maltraitances et autres maux, la victimisation sous toutes ses formes...

(Rares sont les créateurs capables de s'emparer d'une émotion ou d'une situation, qui plus est dure ou grave, et qui réussissent à la faire sortir du pathos personnel et nombriliste pour la porter aux limites de l'universel, pour que le spectateur ne soit pas seulement le voyeur d'une situation extérieure, B.A.-BA du cinéma, mais bien acteur émotionnellement de cette projection dans laquelle il a une place.)

Je tiens à préciser que je ne mets pas tous les réalisateurs qui nous ont envoyé leurs créations dans le même panier, car des films assez différents nous sont parvenus.
Mais la proportion de ce type d’œuvres était quand même de 75%, autrement dit plus des 3/4.

Après un tour des festivals en France, nous pouvons affirmer que ce nombre est applicable à la quasi-totalité de la création audiovisuelle (en tout cas celle produite et programmée).

« Au temps d’Homère, l’humanité s’offrait en spectacle aux dieux de l’Olympe ; c’est à elle-même, aujourd’hui, qu’elle s’offre en spectacle. Elle s’est suffisamment aliénée à elle-même pour être capable de vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de tout premier ordre. »
W. Benjamin, L’œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, 1935

Que se passe-t-il dans le cinéma ? Ou même dans la création en général ?

Le rôle de l'artiste est-il vraiment de faire juste un constat des problèmes sociaux ?
En tant que spectateur, n'aurait-on pas droit, au minimum, à une petite proposition de solution pour tenter d'améliorer les choses ?

Et bien, personnellement, je crois que si. Je pense que c'est la moindre des choses.

Si l’œuvre ne fait que constater, objectivement ou subjectivement, sans la moindre parcelle de solution, cela s'appelle du journalisme.
L'artiste, c'est celui qui va tenter de proposer une solution, aussi imaginaire, farfelue, utopique, dangereuse (mais responsable), absurde, irréalisable, ou caduque soit-elle.

Et même si l'artiste n'a pas de solution, il s'évertue à proposer une exploration des zones et contrées oubliées ou négligées de nos esprits et de nos vies. Aller à la rencontre l'Alter, et faire en sorte de se reconnaître en lui et ainsi, espérons-le, provoquer l'expansion de l'individu.

L'artiste, c'est celui qui vit dans l'entre-deux.
Le statut d'artiste est étroitement lié, et ce depuis le début de l'humanité, à celui du magicien, du griot, du shaman, du médecin (preuve : le caducée d’Hermès le psychopompe).
L'artiste vit dans l'interstice, dans l'entre-deux où se fondent le réel et l'imaginaire, ou plus précisément le matériel et l'immatériel.

« Il est temps, nous continuons avec véhémence à l'affirmer, plus que jamais il est temps pour l'esprit de réviser certaines oppositions de termes purement formelles, telles que l'opposition de l'acte à la parole, du rêve à la réalité, du présent au passé et à l'avenir. Le bien-fondé de ces distinctions, dans les conditions déplorables d'existence en Europe, au début du XXe siècle, même du point de vue pratique, ne se défend plus un seul instant. Pourquoi ne pas mobiliser toutes les puissances de l'imagination pour y remédier ? »
A. Breton, Légitime Défense, 1926

« Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. »
A. Breton, Second Manifeste, 1930

De par ses voyages dans ses contrées malléables de l'esprit, l’artiste revient avec une expérience de l'existence, un savoir (ça-voir), une intuition, une intention (qui n'est rien d'autre que le travail de la volonté qui réfléchit et passe à l'acte), qu'il va trans-mettre aux autres.

Une œuvre est cette petite proposition d'excursion hors-de-soi (ex-stase), pour tenter de voir et de comprendre ses propres limites, aller juste un peu plus loin, faire tomber les barrières, et peut-être ainsi s'améliorer et vivre mieux.

L’Art est la face tangible et appréhendable de nos croyances que nous avons réussies à rendre réelle.

Artistes, poètes, magiciens se détournent des horreurs du monde pour scruter les étoiles, patients dans l’azur, et tenter de proposer aux hommes un monde meilleur.

Les polarités du monde se sont inversées : le réel empiète sur l’art, menotte l’imaginaire et le contraint, alors que c’est l’imaginaire qui devrait déborder sur le réel et le contaminer, pour que nous puissions enfin faire de nos vies ce que nous en rêvons.
Les artistes dressent une carte utopique d’un monde que nous ne pouvons bâtir, qui n’existera probablement jamais, mais que nous pouvons laisser croître sans fin dans nos imaginations. Et cette carte peut aider les êtres avides de liberté à trouver leur chemin.

Faire de l’art n’est rien d’autre que cela : non pas une évasion hors de la réalité, mais une tentative pour changer le réel.
Ainsi l’artiste peut s’évader des limites de ce dit-réel et faire appel à d’autres termes que ceux de la rationalité causale.

L'enfer est cette condition dans laquelle n'existe aucune alternative.

« Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer. »
A. Artaud, Van Gogh ou le suicidé de la société

L’image de la chose, la perception de la chose, n’a jamais été la chose elle-même, dans son essence.
La carte n’est pas le territoire, même si elle s’en approche et peut s’avérer utile. Nous vivons dans un monde où les territoires et les choses changent constamment.

Le créateur se doit d'avancer dans son travail par une juste compréhension de la nature des choses, en appliquant le savoir-faire correct à la situation adéquate.

Le tournage (Solve) est un processus analytique. Découper, capter, capturer les détails (le plus petit des morceaux est encore un tout, le plus grand des ensembles est encore un détail). Disséquer, morceler, dissoudre le réel en isoler les éléments pour comprendre (con-prendre : prendre avec soi).
Le montage (Coagula) est un processus synthétique. Constituer un ensemble qui sera supérieur à la somme de ses parties. Réunir les éléments, rapprocher, assembler les plans pour créer une vision particulière dans un agencement précis qui permettra d’aller chercher au fond de l’esprit les possibilités oubliées et les reconnaître (re-co-naître : voir le jour à nouveau avec).

L’Art est cette science de faire advenir des choses selon ses propres désirs afin d’optimiser le contrôle de son existence et de son environnement immédiat, en vue de créer un univers des plus favorables.

Tout le reste n'est que mal-et-diction.

Un canon ne tire qu'une fois, alors qu'un mot ou une image résonne pendant des siècles.

Nous espérons sincèrement que ces propos seront entendus et compris, et ne seront pas lus de travers ou mal interprétés.

Nous tentons en toute sincérité de faire en sorte que le monde aille mieux.
Mais nous refusons de voir continuer à exister une version du monde où il serait plus facile de se concentrer sur le cri que sur la blessure, un monde où l'on focalise sur les symptômes et non sur le mal. Un monde où l'on préfère se soigner que guérir.

« Il n’y a pas de devenir, pas de révolution, pas de lutte, pas de chemin tout tracé : déjà tu es monarque et règnes sur ta propre peau - ton inviolable liberté n’attend pour être complète que l’amour d’autres monarques : une politique du rêve, aussi urgente que le bleu du ciel. »
Hakim Bey, L’art du chaos


Vincent CAPES, au nom de l'équipe du Festival COURT-BOUILLON

lundi 9 avril 2012

Sélection Festival 2012

COMPETITION I

Le Bon, le Beau et le Vrai
de Balbina BRUSZEWSKA
7 min. - Pologne - Animation - 2011

Un homme qui part en voyage pour la grande ville. Il prend dans sa valise une ville de papier pour se souvenir d'où il vient. Un jour, il se décide à raconter les histoires qu'il connaît.


Chant Silencieux
de Agnès QUILLET
5 min. 38 - France - Expérimental - 2011

"C'est tellement agréable d'être ici, dans cette chambre, et d'y ramper en toute liberté."
Charlotte Perkins Gilman, The Yellow Wallpaper


La Reine s'évade
de Anne BROCHET
9 min. 53 - France - Fiction - 2011

Une actrice interprète Ruy Blas. Elle aime, elle est éblouie, elle  a peur, et pourtant, par intermittence son esprit s'en va ailleurs.


Introspection Liminale
de Mircea PURDEA
3 min. 02 - Roumanie - Animation - 2009

Intermède entre d'indéfinis défaillances du rien.


Stay
de Carl CORTES
4 min. 24 - U.S.A. - Expérimental - 2010

Les différentes facettes du désir charnel, mêlant la sensualité d'un amour partagé à la souffrance auto-destructrice.


Cinétique
de Boris LABBE
5 min. 28 - France - Animation - 2011

Quand souffle l'esprit du Zootrope. 


Peluche
de Célia KIRCHE
5 min. - France - Fiction - 2012

Un restaurant à l'heure de la fermeture. Une serveuse apporte l'addition au dernier client, mais l'homme ne semble pas décidé à quitter les lieux.


Cocculinelidae
Géraldine FRERY
23 min. 30 - France - Fiction - 2009

Est-ce qu'un élément peut tout faire se déglinguer dans la vie d'un couple dont la vie atypique est réglée comme une horloge ?


COMPETITION II
 
inTerZone
de Adrien MACHADO
9 min. 56 - France - Fiction - 2012

Prisonnière de la sombre et profonde cavité, captive de la longue corde, elle sait que la seule échappatoire se trouve à la surface. Il lui faut poursuivre son ascension. A n'importe quel prix. 


Mer des Pluies
de Violaine PICAUT
2 min. 56 - France - Animation - 2011

Tout est blanc ce matin. Un léger vent souffle sur les marécages pétrifiés.


Un Retour
de Étienne ANDRE
15 min. 08 - France - Fiction - 2011

Paris, 2050. Un jeune homme revient dans cette ville qu'il avait laissé 4 années plus tôt, à la recherche d'un amour disparu.


Alimation
de Alexandre DUBOSC
2 min. 48 - France - Animation - 2011

Comment s'animer les papilles. Hommage au pré-cinéma et aux jeux optiques.


La Coccinelle et la Souris
de François BARBIER
10 min. 55 - France - Fiction - 2011

Lou, 5 ans, apprivoise une petite souris qui va lui permettre de combler l'ennui créé par les absences répétées de sa mère, souvent au chevet du grand-père mourant.


On the Water's Edge
de Tommaso DE SANCTIS
9 min. 25 - Italie - Animation - 2010

Une fenêtre avec vue sur les premiers émois sexuels d'un enfant.


Bonheur d'Occasion
de Jérémiah GUIRAUD
6 min. 55 - France - Fiction - 2011

Julien, jeune solitaire de 21 ans, part à vélo sur les routes, à la découverte de son avenir.


Ce qui arrive aux enfants qui ne mangent pas leur soupe
de Pawel PREWENSKI
9 min. - Pologne - Animation - 2011

Un frère et une sœur ne veulent pas finir leur soupe et cherchent le moyen de sortir de table. La porte s'ouvre, ils s’enfuient. Mais vont-ils être en mesure de se soustraire aux conséquences de leur mauvaise conduite ?

lundi 27 février 2012

Prolongation Inscriptions

Petite prolongation des inscriptions... La dead-line est maintenant fixée au 12 mars 2012.
Vous avez encore quelques jours pour nous envoyer vos films !

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